NAO : retrouvez le direct de la négocation

Rédigé le 29/01/2026


La délégation FO (de gauche à droite) : Cyril Boulay (délégué syndical de groupe), Marylène Chamand (Chartres), Semra Labalette (Écully), Alexandre Lekim (Aulnoy-lès-Valenciennes), Dominique Moualek (délégué syndical Hypers), Charles Sylvestre (Saint-Pierre-des-Corps), Pascal Vertes (Collégien), Hakima El Kaidi (Saint-Clément-de-Rivière), Thibault Dumas (Nîmes Sud), Hicham Ouaziz (Avranches)

 

 


Réponse de la délégation : intervention de Dominique Moualek

Concernant les salaires, la proposition finale a évolué par rapport à la proposition initiale, mais elle ne couvre que légèrement l’inflation et l’augmentation du SMIC du mois de janvier.

Si nous prenons acte de la reconduction de la remise sur achat , Force Ouvrière ne pourra se satisfaire de son renouvellement systématique. La remise sur achat doit être rapidement pérennisée afin de ne pas devenir un enjeu récurrent à chaque négociation annuelle.

Vous avez répondu partiellement à notre demande concernant la limitation des échelons ancienneté avec le passage du 3B au 3C après 15 ans.

Nous obtenons également la mise en place de l’échelon ancienneté 4E pour les niveau 4D ancienneté après 20 ans d’ancienneté dans le Groupe.

Vous validez également notre demande d’ouverture d’une négociation afin de déterminer les modalités de mise en place d’un niveau 3, demande que nous portons depuis des années.

Nous prenons également note de la revalorisation des primes seniors, que nous avions portée.

Nos revendications concernant la reconduction des mesures liées à l’utilisation du compte épargne-temps, de la remise sur achat complémentaire sur la mobilité, du budget égalité Femmes / Hommes, ainsi que du budget Solidarité particulièrement utile cette année notamment pour les salariés victimes des intempéries, ont été entendues.

Enfin, la mise en place d’une clause de revoyure, indispensable dans le contexte d’incertitude actuel, est essentielle.

Cependant, si certaines de nos revendications ont été entendues, d’autres restent sans réponse.

Cette NAO étant désormais terminée, il est temps de rouvrir toutes les négociations en cours (Intéressement, contrat de génération, santé, vendeurs, sans oublier, comme vous venez aussi de vous y engager, la négociation visant à déterminer les modalités de mise en place du niveau 3 sur les pôles services et accueil.

Fidèle à ses principes, Force Ouvrière consultera l’ensemble de ses syndicats sur le résultat et la signature, ou non , de cette NAO.


Dernière proposition de la direction

Pour les niveaux 1B, 3B, 4A, 4B,  4C et 4D une augmentation de 1,2 % répartie comme suit :

  • 0,7 % au 1er mars
  • 0,5 % au 1er juillet

Pour les niveaux 2C, 2D, 3C, y compris 3C Technicien de fabrication et conseiller technicien des services financiers, 3D, une augmentation de 1,25 % répartie comme suit :

  • 0,75 % au 1er mars
  • 0,5 % au 1er juillet

Pour les niveaux 1C, 2B, 2 Assitant Co, 3 (Vendeurs) une augmentation de 1,3 % répartie comme suit :

  • 0,8 % au 1er mars
  • 0,5 % au 1er juillet

Pour le salarié de niveau 5, une augmentation de 1,2 % répartie comme suit :

  • 0,7 % au 1er mars
  • 0,5 % au 1er juillet

La direction propose  une revalorisation des salaires minima bruts de 1 % (0,8 % au 1er janvier et 0,2 % au 1er mai), soit :

  • 2 996 € bruts pour le niveau 7A
  • 3 204 € bruts pour le niveau 7B
  • 4 305 € bruts pour les niveaux 8 et +

La direction propose une augmentation général des salaires des cadres de 1 % (sauf cadres dirigeants) dont 0,8 % au 1er janvier et 0,2 % au 1er mai.

 La direction propose de relever le plafond du complément de prime de vacances à 2 600 euros bruts pour l'année 2026.

NOUVEAU : La direction accepte la clause de revoyure, avec le principe que si l'inflation générale en glissement constatée à fin juin est supérieure ou égale au double de l'augmentation générale dont aurait bénéficié les employés de niveau 2B, la direction ouvra des négociations en septembre.

La direction propose de revaloriser les primes forfaitaires versées dans le cadre du contrat senior de 1,2 %, à partir de la date d'application de l'accord.

NOUVEAU : La direction propose un échelon C pour les niveaux 3B après 15 ans d'ancienneté et un échelon E pour les niveaux 4 D Animateurs de vente après 20 ans d'ancienneté à partir du 1er juillet 2026.

NOUVEAU : La direction accepte d'ouvrir une négociation sur la classification des métiers au sein des Pôles services le 7 mai 2026.

NOUVEAU : La direction propose une prime annuelle de 300 € bruts aux cadres qui effectuent plus de 70 permanences dans l'année.


SUSPENSION DE SÉANCE

Dominique Moualek souhaite une ouverture/un engagement de la direction sur le sujet des classifications et ajoute que FO est prête à porter des propositions et travailler sur ce sujet avec la direction.

 


Position de la direction

La prise en charge des titres de transport à 75 % était une mesure qui s'inscrivait dans la période inflationniste mais cette question ne se pose plus à ce jour.

La direction propose également la remise sur achat de 12 % aux autres sociétés du groupe et également dans les franchisé ou en LG.

La direction estile qu'elle n'est pas en mesure à ce jour de developper les modalités de nouvelles classification.


Réponse de la délégation : intervention de Dominique Moualek

Sur les salaires, c’est insuffisant au regard de l’inflation et de l'augmentation du SMIC. Une clause de revoyure est indispensable. La remise sur achat doit etre pérenniséé afin que cela ne devienne pas un sujet   chaque année. Pour les seniors, les 0,9 % sont insuffisants. Nous prenons acte de la reconduction de la remise sur achat supplémentaire sur les équipements de mobilité douce.

Nous n'avons aucune reponse sur l’égalite de traitement sur les échelons d'ancienneté ; ni sur les niveaux 3 au Pôle services. D'autres mesures sont écartées comme l'augmentation des titres-restaurant ou la médaille du travail.

Il y a des avancées mais tout cela reste insuffisant


Deuxième proposition de la direction

Pour les niveaux 1B, 3B, 4A, 4B,  4C et 4D une augmentation de 0,9 % répartie comme suit :

  • 0,6 % au 1er mars
  • 0,3 % au 1er juillet

Pour les niveaux 2C, 2D, 3C, y compris 3C Technicien de fabrication et conseiller technicien des services financiers, 3D, une augmentation de 1 % répartie comme suit :

  • 0,6 % au 1er mars
  • 0,4 % au 1er juillet

Pour les niveaux 1C, 2B, 2 Assitant Co, 3 (Vendeurs) une augmentation de 1,1 % répartie comme suit :

  • 0,6 % au 1er mars
  • 0,5 % au 1er juillet

Pour le salarié de niveau 5, une augmentation de 0,9 % répartie comme suit :

  • 0,6 % au 1er mars
  • 0,3 % au 1er juillet

La direction propose au 1er mars 2026 une revalorisation des salaires minima bruts de 0,7 %, soit :

  • 2 987 € bruts pour le niveau 7A
  • 3 194 € bruts pour le niveau 7B
  • 4 291 € bruts pour les niveaux 8 et +

La direction propose une augmentation minimale de 0,2 % des salaires des cadres (sauf cadres dirigeants) au 1er mars 2026, avec un budget complémentaire de 0,5 % pour permettre des augmentations individualisées rétroactives au 1er mars.

NOUVEAU : La direction propose de maintenir la remise sur achat à 12 % jusqu'au 31 mars 2027.

NOUVEAU : La direction propose de relever le plafond du complément de prime de vacances à 2 500 euors bruts pour l'année 2026.

NOUVEAU : La direction propose un échelon C pour les niveaux 3B après 15 ans d'ancienneté à partir du 1er juillet 2026.

NOUVEAU : La direction propose de reconduire jusqu'au 31 mars 2027 la remise sur achat supplémentaire de 10 % sur les équipements de mobilité douce (vélo, trottinette, mécanique ou électrique) lors du premier achat.

NOUVEAU : La direction propose de revaloriser le montant des primes de permanence encadrement à compter du 1er avril 2026 (entre 140 et 200 € bruts).

La direction propose de maintenir pour 2026 le déblocage du CET, dans les mêmes conditions.

La direction propose de revaloriser les primes forfaitaires versées dans le cadre du contrat senior de 0,9 %, à partir de la date d'application de l'accord.

La direction propose de recondurie l'enveloppe spécifique Booster Égalité visant à réduire les éventuelles inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes à hauteur de 250 000 euros bruts.

La direction propose de poursuivre le développement de l'école des leaders pour favoriser la promotion interne et d'identifier les femmes à potentiel dans les échelons inférieurs et accélérer leur préparation aux fonctions dirigeantes par des programmes de développement spécifiques.

La direction propose de reconduire l'entretien spécifique pour les cadres portant sur la charge de travail.

 


SUSPENSION DE LA SÉANCE

Dominique Moualek regrette cette discussion autour de la remise sur achat. Nous souhaitons éviter une 4ème réunion, comme nous l'avons fait l'année dernière. L’inflation s'est stabilisée mais les prix n'ont pas diminué, ils sont restés au même niveau et l'inflation, même raisonnable, est bien là.


Position de la direction

La direction explique qu'elle n'a pas proposé de revaloriser les premiers échelons et qu'elle a préféré valoriser les salariés qui restent. Sa proposition de 0,9 % s’applique aux salariés qui représentent la plus grande proportion dans les hypers, ce qui va au-dela de l’inflation des derniers trimestres, comprise entre 0,5 et 0,8 %.

Elle ajoute que la remise sur achat a été revalorisée de 10 à 12 % dans une période inflationniste ; aujourd'hui nous sommes revenus à une inflation normalisée d'où une remise sur achat à 10 %.

La direction précise que qu'elle conservera le montant du fonds de solidarité sans l’augmenter, à 370 000 euros, même si elle reste attentive et réagit en fonction des situations d’urgences.


Réponse de la délégation : intervention de Dominique Moualek

Vous avez évoquez dans votre préambule avoir tenu compte de nos revendications pour cette négociation. Force est de constater que votre première proposition ne répond en rien à nos revendications, que ce soit sur les salaires ou sur nos demandes visant à améliorer le pouvoir d’achat des salariés.

De plus, aucune mesure n’a été présentée concernant la remise sur achat, ce qui semblerait laisser croire une nouvelle fois, à une volonté de la Direction de la ramener à 10 %.

FO vous demande de revoir votre copie, et vous rappelle que la remise sur achat constituait une ligne rouge en 2025 et qu’elle le restera cette année.

FO attend une nouvelle proposition prenant sérieusement  en compte nos demandes, tant sur les salaires que sur le pouvoir d’achat des salariés.


Première proposition de la direction

Pour les niveaux 1B, 3B, 4A, 4B,  4C et 4D une augmentation de 0,7 % répartie comme suit :

  • 0,5 % au 1er mars
  • 0,2 % au 1er juillet

Pour les niveaux 2C, 2D, 3C, y compris 3C Technicien de fabrication et conseiller technicien des services financiers, 3D, une augmentation de 0,8 % répartie comme suit :

  • 0,5 % au 1er mars
  • 0,3 % au 1er juillet

Pour les niveaux 1C, 2B, 2 Assitant Co, 3 (Vendeurs) une augmentation de 0,9 % répartie comme suit :

  • 0,5 % au 1er mars
  • 0,4 % au 1er juillet

Pour le salarié de niveau 5, une augmentation de 0,7 % répartie comme suit :

  • 0,5 % au 1er mars
  • 0,2 % au 1er juillet

La direction propose au 1er mars 2026 une revalorisation des salaires minima bruts de 0,5 %, soit :

  • 2 981 € bruts pour le niveau 7A
  • 3 187 € bruts pour le niveau 7B
  • 4 283 € bruts pour les niveaux 8 et +

La direction propose une augmentation minimale de 0,2 % des salaires des cadres (sauf cadres dirigeants) au 1er mars 2026, avec un budget complémentaire de 0,3 % pour permettre des augmentations individualisées rétroactives au 1er mars.

La direction propose de maintenir pour 2026 le déblocage du CET, dans les mêmes conditions.

La direction propose de revaloriser les primes forfaitaires versées dans le cadre du contrat senior de 0,7 %, à partir de la date d'application de l'accord.

La direction propose de recondurie l'enveloppe spécifique Booster Égalité visant à réduire les éventuelles inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes à hauteur de 250 000 euros bruts.

La direction propose de poursuivre le développement de l'école des leaders pour favoriser la promotion interne et d'identifier les femmes à potentiel dans les échelons inférieurs et accélérer leur préparation aux fonctions dirigeantes par des programmes de développement spécifiques.

La direction propose de reconduire l'entretien spécifique pour les cadres portant sur la charge de travail.


Revendications spécifiques aux Sièges : intervention de Cyril Boulay

  • SALAIRES

Pour les salariés soumis à rémunération individualisée, la Direction s’engagera pour l’année 2026 à garantir une augmentation minimale du salaire de base de 2,5%. La Direction s’engagera également à mettre en place un budget complémentaire qui ne pourra pas être inférieur à la variation sur un an de l’inflation afin de permettre des augmentations individualisées.

  • ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE

La Directive Européenne sur la transparence salariale sera transposée en France en juin 2026. Chaque salarié pourra demander les niveaux de rémunération moyen des femmes et des hommes effectuant un travail de valeur égale. La Direction Carrefour devra justifier et corriger les écarts supérieurs à 5%. Pour ces raisons nous revendiquons la mise en place d’une enveloppe booster à hauteur de 300 000 euros.

  • REMISE PASS

Les salariés des sociétés Carrefour Management, CMI, CPI, CFC, CARREFOUR IMPORT et l’établissement DEHF bénéficiera également de la RSA pour leurs achats effectués avec une carte de paiement PASS dans un Hyper franchisé ou en LG et dans un supermarché MARKET franchisé ou en LG et dans un Drive franchisé ou en LG.

  • PRIME DE VACANCES

Le montant du plafond de complément de prime de vacances sera revalorisé à hauteur de 2600 euros brut pour l’année 2026.

 


Revendication sur la médaille du travail : intervention de Thibaut Dumas

FO revendique depuis plusieurs années la mise en place de la médaille du travail, accompagnée d’une prime pour l’ensemble des salariés concernés.

Au-delà de la valeur symbolique de la médaille, l’attribution d’une prime constituerait une reconnaissance concrète de l’ancienneté et de l’investissement des salariés, tout en contribuant à l’amélioration de leur pouvoir d’achat.

En conséquence, et dans le cadre de modalités à déterminer pour le format de cette prime, à l’instar de ce qui peut déjà se pratiquer au sein de certains magasins du Groupe, FO revendique le barème suivant :

  • 20 ans (dont 10 ans dans le Groupe) : 550 euros
  • 30 ans (dont 15 ans dans le Groupe) : 750 euros
  • 35 ans (dont 17 ans dans le Groupe) : 1 000 euros
  • 40 ans (dont 20 ans dans le Groupe) : 1 250 euros

Revendication sur les titres-restaurant : intervention de Hakima El Kaidi

1. Demande d’augmentation de la valeur faciale des titres-restaurant

Le titre restaurant est devenu une habitude de paiement pour les salariés de Carrefour. Face à la conjoncture actuelle, bon nombre d'entre eux l'utilisent pour alléger leurs dépenses personnelles et avoir accès à une sélection élargie de produits alimentaires.

Depuis 10 ans, le titre restaurant chez Carrefour n’a pas été revalorisé alors que les prix des produits alimentaires ne cessent d’augmenter.

Aujourd’hui, la valeur faciale des titres-restaurant, ne permet plus de couvrir un repas complet et représente un véritable enjeu de pouvoir d’achat pour les salariés.

Augmenter cette valeur est donc essentiel pour répondre aux besoins actuels et améliorer le quotidien.

2. Prise en charge  à 60 % par l'employeur  

Il est crucial d’assurer une équité dans la prise en charge des titres-restaurant à travers tous les magasins, afin d’éviter les disparités et de garantir une cohérence sociale au sein de l’Entreprise.

Une prise en charge uniforme à 60 % permettrait non seulement de renforcer l’attractivité de l’Entreprise, mais aussi d’assurer un traitement équitable pour tous.

En définitive, ces mesures constitueraient un levier d’amélioration du pouvoir d’achat des salariés.


Revendication sur le budget des oeuvres sociales : intervention d'Alexandre Lekim

Les activités sociales et culturelles constituent un complément de pouvoir d’achat, un levier de bien-être et un outil essentiel de lien social pour les salariés.

Cet ensemble d’avantages et de services, destiné à améliorer leur qualité de vie tant au travail qu’en dehors, est toutefois voué à se dégrader sans un effort budgétaire de la part de la Direction.

Malgré une baisse regrettable des effectifs, ayant entraîné une diminution des subventions du CSE de 2 M€ sur deux ans, la suppression récente des critères d’ancienneté a toutefois permis l’intégration de nouveaux ayants droit.

Néanmoins, l’inflation des prestations de loisirs génère des coûts toujours plus élevés pour le CSE.

Une augmentation de la dotation aux activités sociales et culturelles permettrait au CSE de préserver et de renforcer la qualité des prestations accessibles à l’ensemble des salariés, de soutenir l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ainsi que le pouvoir d’achat, tout en constituant pour la Direction, une reconnaissance tangible de leur engagement et de leur contribution à la performance de l’entreprise.

FO revendique une réévaluation des moyens alloués aux œuvres sociales à hauteur de 1,5 % de la masse salariale brute, mesure qui contribuerait à l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés.


Revendication sur les mobilités : intervention de Hicham Ouaziz

Le coût du transport prend une place toujours grandissante dans le budget des salariés et les contraintes, particulièrement financières, induites par les trajets domicile/travail se doivent d’être prises en compte par l’entreprise.

C’est à ce titre que FO revendique :

- comme évoqué en préambule, la prolongation du dispositif mobilités douces prévues dans l’accord NAO 2025 prévoyant la mise en place d’une Remise sur Achat supplémentaire pour l’achat d’une trottinette ou d’un vélo ;

- la mise en place d’un accompagnement financier au covoiturage, en substitution de la prime de covoiturage gouvernementale et du complément négocié lors des NAO 2024. Ces 2 dispositifs ayant pris fin au 31
décembre 2024. Le covoiturage a le double effet de pouvoir partager les frais liés aux trajets domicile/travail et de réduire les impacts sur l’environnement ;

- la reconduction de la mesure ayant pris fin au 31 décembre 2024 portant une revalorisation de la prise en charge des titres d’abonnement aux transports publics à hauteur de 75% par l’employeur.


Revendication sur les remplacements des arrêts longue maladie : intervention de Marylène Chamand

FO revendique le remplacement systématique et effectif de tout salarié absent pour longue maladie.

FO rappelle que les arrêts de longue maladie ne sont pas pris en charge financièrement par l’employeur. À ce titre ils ne sauraient en aucun cas constituer une source d’économie ou être utilisés comme variable d’ajustement de la masse salariale ou de la gestion des effectifs.

Le non remplacement de ces salariés impacte les organisations de travail et génère notamment pour les équipes présentes :
- Une surcharge de travail ;
- Une dégradation significative des conditions de travail ;
- Une augmentation de l’absentéisme ;
- Une démotivation et une baisse de la qualité de service

Dans le cadre de ces NAO, FO revendique le remplacement systématique et effectif de tout salarié absent pour longue maladie permettant d’identifier des solutions de remplacement nécessaires.

Cette démarche viserait à garantir des conditions de travail satisfaisantes, ainsi que la qualitéde service client.


Revendication sur la prime de partage de la valeur : intervention de Semra Labalette

FO demande la mise en place d’une Prime de Partage de la Valeur (PPV).

Cette prime de partage permettrait, d’apporter une reconnaissance immédiate et concrète aux efforts fournis par les salariés.

Les salariés des hypermarchés font face depuis plusieurs années à des changements organisationnels réguliers et structurants, ainsi qu’à une baisse constante des effectifs, entraînant une intensification du travail.

L’engagement et l’implication des salariés au quotidien contribuent pourtant directement aux résultats économiques et à la performance de l’Entreprise.

La mise en place d’une Prime de Partage de la Valeur constituerait un signal fort de reconnaissance d’une productivité toujours croissante et une amélioration du pouvoir d’achat des salariés.

FO revendique, à travers cette prime, une véritable répartition des richesses entre salariés et actionnaires.


Revendication sur les classifications : intervention de Charles Sylvestre

Je vais tout d’abord évoquer une revendication portée par FO depuis plusieurs années : la création d’un niveau 3 pour les salarié(e)s de l’accueil et du pôle services.

Les métiers de l’accueil et du pôle services sont aujourd’hui parmi les plus exposés et les plus sollicités par la clientèle. En parallèle la hausse continue des tâches affectées à ce service implique davantage de flux, de situations à gérer, de responsabilités et de pression opérationnelle.

Aujourd’hui, malgré l’absence de reconnaissance d’un véritable statut le quotidien des hôtes et hôtesses d’accueil doivent, entre autres :
• gérer les litiges et incidents de paiement,
• traiter les réclamations et le mécontentement des clients,
• assurer les annonces micro, et les appels téléphoniques,
• prendre en charge la billetterie, le SAV, le relais colis,
• gérer Moneygram, FDJ, Location de véhicule et un certain nombre d’autres tâches spécifiques à chaque magasin.

Pourtant, leur classification actuelle ne reflète ni leur technicité, ni leur polyvalence, ni leur responsabilité réelle.

Face à l’augmentation grandissante des taches et des responsabilités d’une part et du respect du travail accompli et de reconnaissance de leur rôle essentiel dans l’expérience client d’autre part, FO demande la mise en place d’un niveau 3 pour ces salariés.

2. Création des échelons d’ancienneté manquants et acquisition de l’échelon ancienneté ramené à 10 ans pour tous.

Aujourd’hui, certains niveaux bénéficient d’échelons d’ancienneté, tandis que d’autres n’en disposent toujours pas, notamment les salarié(e)s des niveaux 2 (Assistant Commercial), 3 (Vendeur) et 4D.

Cette disparité engendre une inégalité et un manque de cohérence dans les parcours professionnels.

Ces salarié(e)s expérimentés :
• assurent la continuité opérationnelle,
• transmettent les savoirs,
• forment les nouveaux,
• stabilisent les équipes,
• et garantissent la qualité de service.

En conséquence, FO revendique la création d’un échelon ancienneté pour les salariés des niveaux 2 Assistant Commercial, 3Vendeur et 4D ainsi que l’ acquisition de l’échelon ancienneté à 10 ans pour tous.


Revendication sur la remise sur achat : intervention de Pascal Vertes

FO revendique une remise sur achat à 15% et un plafond annuel à 15 000 €, ainsi qu'un doublement de la remise en fin d’année.

Véritable levier de pouvoir d’achat et de lutte contre l’inflation notamment sur les produits alimentaires, FO demande la pérennisation d’une remise sur achat et de son plafond tout deux revalorisés.

Fo demande également que la remise sur achat s’applique à tous les modes de paiement existants et à venir ainsi qu’un doublement de celle ci sur les mois de novembre et décembre qui sont des périodes de fortes dépenses pour les salariés

Notre PDG, Alexandre BOMPARD, évoquait récemment dans la presse, et semblait déplorer, que « 20 % des Français soient obligés de faire des arbitrages dans leurs achats alimentaires ».

La mise en place de ces mesures permettrait, sans aucun doute, aux salariés de Carrefour d’éviter de tels arbitrages. Ces mesures contribueraient à soutenir le pouvoir d’achat des salariés et à prévenir, comme l’a constaté notre PDG, les difficultés qu’ils rencontrent dans leurs dépenses quotidiennes.


Revendication sur les salaires : intervention de Dominique Moualek, délégué syndical national Hypers

Dans le cadre de la NAO 2026, la Direction doit répondre aux attentes des salariés en proposant une augmentation de salaire tenant compte de l’évolution de l’inflation, de la revalorisation du SMIC intervenue en janvier 2026, ainsi que des mesures concrètes visant à améliorer durablement le pouvoir d’achat des salariés.

FO demande dès à présent la reconduction, pour l’année 2026, des mesures suivantes, déjà mises en place lors de la NAO 2025 :
✓ Monétisation du Compte Épargne Temps ;
✓ Remise supplémentaire sur l’achat d’équipements de mobilité douce ;
✓ Budget du Fonds de solidarité Carrefour.

 Pour les salaires FO demande une augmentation de 3 %, applicable au 1er janvier 2026, prenant en compte l’inflation et l’augmentation du SMIC intervenue en janvier 2026.

De plus, FO demande l’augmentation de la prime forfaitaire pour les seniors, équivalente à celle des salaires, ainsi que la mise en place d’une clause de revoyure.


Réponse de la direction :

Elle précise qu’elle a toujours pris en compte l’inflation et l’augmentation du smic et qu’en 2025 le SMIC n’a pas augmenté autant que les augmentations de salaire accordés. Le contexte est différent des années précédentes, l'enjeu de cette négociation et la responsabilité de la direction est de trouver un équilibre entre les attentes des salariés et les positions de l’entreprise.


Introduction de Cyril Boulay, délégué syndical de groupe

Cette négociation annuelle obligatoire se tient dans un contexte où les salariés subissent depuis plusieurs années une dégradation de leur pouvoir d’achat, accentuée par l’inflation et notamment par une très forte augmentation de la part alimentaire dans les ménages. Alors que leur engagement et leur travail contribuent directement aux résultats et à la performance de l’entreprise, la Direction devra répondre à nos revendications de manière clair et précise.

Nous abordons donc cette NAO avec la volonté d’obtenir des avancées concrètes et mesurables en matière de rémunération, de conditions de travail et de reconnaissance. Cette négociation doit être l’occasion d’un partage plus juste de la valeur créée, fondé sur des éléments chiffrés, transparents et des engagements réels.

Les gains de productivité réalisés ces dernières années reposent largement sur l’intensification du travail et l’engagement accru des salariés. La Direction devra compenser et crée un équilibre justifier entre la valeur produite et la rémunération perçue.

Pour conclure, la Direction doit s’imposer et imposer à chaque partie de négocier de bonne foi, dans un esprit de transparence, de respect, d’équilibre et une réelle volonté d’aboutir !