Nous reconnaissons le travail important réalisé dans le cadre des échanges avec la CSSCT Centrale ainsi que les évolutions apportées aux documents à la suite des différentes concertations.
Pour autant, FO continu de constater qu’un écart demeure entre les engagements nationaux et la traduction même de ces engagements au plus près des salariés dans les magasins. A cet effet, et malgré les moyens de prévention édictés, le niveau de certains indicateurs de santé et de sécurité restent préoccupants et nécessitent de poursuivre les efforts engagés.
Le niveau de réalisation de certaines formations restent insuffisant et démontre que les moyens de prévention ne sont pas suffisamment déployés. De la même manière, concernant les risques psychosociaux, la démarche Wittyfit permet-elle de réaliser une évaluation efficace ? En tout état de cause nous constatons que ces évaluations ne débouche que trop rarement sur des plans d’actions finalisés et suivis.
Pour FO, l’efficacité d’un plan de prévention ne se mesure pas uniquement à la réalisation des actions prévues ou à la présence d’indicateurs de suivi. Il nous paraît également important de pouvoir apprécier concrètement les effets de ces actions sur les conditions de travail des salariés au quotidien.
Nous considérons également que la question des moyens reste essentielle. La Direction affiche un objectif de réduction des accidents du travail.
Cet objectif doit nécessairement s’accompagner de moyens de prévention à la hauteur de cette ambition, aussi bien en termes de budget que de formation, mais aussi d‘équipements et d’effectifs. Nous continuons de penser qu’il est nécessaire pour l’entreprise de se doter d’un budget à part entière concernant les sujets de la prévention des risques professionnels.
Nous souhaitons également insister sur la responsabilité des directions locales dans la mise en œuvre des mesures de prévention. Les engagements pris au niveau national doivent être connus, compris et appliqués par les directions de magasin. Bien souvent trop centrés sur les problématiques économiques de leurs établissements, trop peu de directeurs et directrices se saisissent réellement des sujets de prévention. La direction Carrefour se doit aussi de leur en donner les moyens.
Enfin, FO restera attentif aux conséquences des transformations de l’entreprise sur les conditions de travail, les nouvelles organisations, les nouveaux outils dont notamment le développement de l’intelligence artificielle. Ces évolutions devront donc être accompagnées d’une véritable démarche de prévention bien au-delà de la simple mise à jour documentaire.
Considérant que cette mise à jour du DUERP et cette nouvelle version du PAPRIPACT apportent des avancées concrètes, FO émettra un avis favorable pour les deux consultations.
Toutefois, notre avis s’accompagne d’une attente claire de la Direction : les engagements pris doivent se traduire concrètement dans les magasins et les résultats doivent être objectivement mesurés dans le temps.
FO restera attentif à leur mise en œuvre
et aux éventuels écarts constatés sur le terrain.



